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Covid-19 : le gouvernement incite les entreprises à verser une prime de 1000 euros aux salariés mobilisés

Covid-19 : le gouvernement incite les entreprises à verser une prime de 1000 euros aux salariés mobilisés

Par la voix du ministre de l’Économie, le gouvernement demande aux entreprises, qui assurent le fonctionnement du pays, de verser 1000 euros à leurs salariés. Une mesure qui rappelle la prime Macron dont avait bénéficié pas moins de deux millions de salariés dans le cadre de la crise des “Gilets jaunes”. Des mesures qui suivent aussi la logique des majorations salariales appliquées pour le travail dominical.

Alors que des voix s’élèvent pour dénoncer les risques de contamination des salariés toujours mobilisés, et que certains d’entre-eux font valoir leur droit de retrait, le gouvernement tente de calmer les esprits. Pour cela, il encourage les entreprises à verser une prime défiscalisée de 1000 euros pour les salariés qui ne sont pas soumis au confinement.

Un dispositif de primes défiscalisées à destination des secteurs mobilisés pendant la crise sanitaire

Si le gouvernement a d’abord voulu rassurer les salariés confinés, via les mesures de chômage technique, il oriente à présent son action vers les salariés mobilisés.

Invité politique d’Élizabeth Martichoux sur LCI, ce vendredi 20 mars, Bruno Le Maire a tenu à saluer le “courage” des salariés qui se rendent sur leur lieu de travail. Par la même occasion, après avoir annoncé cette gratification exceptionnelle, il en a précisé les modalités.

Les chefs d’entreprises qui souhaitent avoir recours à ce dispositif ont jusqu’au 30 juin pour y recourir. Cette prime est conditionnée à l’existence d’un accord d’intéressement, fixé au niveau de l’entreprise. Néanmoins, le dispositif ne se restreint pas au secteur marchand, puisque le personnel hospitalier pourra aussi en bénéficier. En ce sens, le gouvernement a débloqué deux milliards d’euros de crédit.

Une marque de la volonté du gouvernement d’offrir des contreparties aux salariés mobilisés pendant la crise sanitaire

Depuis plusieurs jours, des salariés, hôtes de caisse comme conseillers bancaire, s’inquiètent des risques de contamination auxquels ils sont confrontés dans le cadre de l’exercice de leur profession. Sur les réseaux sociaux, nombreux sont ceux qui soutiennent ces salariés, en première ligne, pour permettre le fonctionnement du pays dans un contexte de crise sanitaire sans précédent.

Les contreparties offertes soulignent l’importance économique relative à la continuité d’activité de certains secteurs. D’ailleurs, le ministre rappelle que la mobilisation de ces salariés est primordiale. Sans elle, une autre crise viendrait s’ajouter à la crise sanitaire. Cette mesure, qui est complémentaires aux mesures de protection des salariés, permet au gouvernement d’éviter une mise en retrait de certains d’entre eux. Une situation qui menacerait la continuité des services essentiels à la vie des Français. Dans le secteur de la grande distribution, elles peuvent par exemple mettre en péril la chaîne d’approvisionnement des supermarchés. Des risques de rupture qui seraient à même de créer un vent de panique parmi les consommateurs.

Des contreparties salariales qui rappellent celles offertes dans le cadre du travail dominical

Dans différents secteurs et pour d’autres raisons, des primes de valorisation existent déjà. Elles sont le fruit d’accords entre salariés et directions d’entreprises, ou bien avec les syndicats. C’est le cas de la valorisation du travail le dimanche.

La dérogation aux règles de confinement pour les salariés des secteurs dits “essentiels”, mais aussi l’autorisation récente du travail dominical dans les entrepôts, s’accompagnent donc de contreparties financières. Au même titre que les majorations salariales qui s’appliquent au travail dominical, elles répondent à la nécessité d’assurer la continuité de l’activité. En ce sens, les professions qui sont aujourd’hui mobilisées, sont les mêmes qui ont recours le plus souvent au travail du dimanche. De cause à effets, ces mesures exceptionnelles sont abordées à travers le prisme sectoriel, comme le fait la loi encadrant le travail dominical.

Ainsi, si les encouragements entrepris par le gouvernement visent à permettre d’assurer par les salariés une certaine continuité économique, il est possible d’entrevoir un parallèle avec les politiques entreprises dans le cadre du travail dominical. L’épidémie de Covid-19, qui a déjà provoqué certains chamboulements dans les politiques managériales et dans les habitudes des consommateurs, apportera, à terme, son lot de transformation. La flexibilité des horaires et l’encouragement de l’activité économique par le gouvernement font partie de ces transformations à venir.

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